Il y a quelque mois, pour le site internet du magazine Coup de Pouce, j'ai réalisé un article sur le cancer chez les jeunes adultes. Avoir un diagnostic de cancer est violent et injuste à tout âge, mais pour un jeune qui tente de se construire, de démarrer sa vie d'adulte professionnelle et amoureuse, ça l'est encore plus. D'autant que les programmes leur venant en aide sont rares: la tranche d'âge 18-34 ans est le parent pauvre de la recherche en matière de lutte contre le cancer et n'attire que 1% de l'argent investi. J'ai eu la chance de discuter avec trois personnes qui m'ont confié leur réalité. En voici un extrait:
" «Pour être honnête, je n’ai pas peur du cancer, avoue Marc-Alexandre. J’ai peur de ne pas pouvoir subvenir à mes besoins. Je suis entièrement dépendant de mon entourage.» Âgé de 26 ans, le jeune homme souffre d’une tumeur au cerveau inopérable depuis qu’il a 19 ans. Comme bon nombre de ses pairs malades, il n’a pas droit à l’aide sociale parce que sa conjointe gagne un salaire estimé suffisant pour subvenir aux besoins de leur famille. «Les aides financières sont rares, précise Lise Tanguay. Les démarches pour les obtenir ne sont pas faciles et il y a des critères de sélection.»
Sylvie, elle, est célibataire. Elle n’a plus de revenus depuis un mois parce que les assurances ont cessé de la couvrir, et elle n’a pas de grosses économies. Son employeur lui a clairement dit que sa santé prenait beaucoup de place et ses perspectives de carrière au sein de l’entreprise ont été revues pendant son congé maladie. Elle avoue s’être battue avec ses idées suicidaires certains jours.
En plus d’être parfois dans la précarité, ces jeunes adultes doivent donc batailler avec un fort sentiment d’impuissance lié au fait d’être un poids pour leurs proches."
Certaines associations comme Nez pour vivre et le programme à Félix viennent en aide spécifiquement aux jeunes adultes. Pour en savoir plus, je vous invite à aller lire la totalité de l'article ici.
" «Pour être honnête, je n’ai pas peur du cancer, avoue Marc-Alexandre. J’ai peur de ne pas pouvoir subvenir à mes besoins. Je suis entièrement dépendant de mon entourage.» Âgé de 26 ans, le jeune homme souffre d’une tumeur au cerveau inopérable depuis qu’il a 19 ans. Comme bon nombre de ses pairs malades, il n’a pas droit à l’aide sociale parce que sa conjointe gagne un salaire estimé suffisant pour subvenir aux besoins de leur famille. «Les aides financières sont rares, précise Lise Tanguay. Les démarches pour les obtenir ne sont pas faciles et il y a des critères de sélection.»
Sylvie, elle, est célibataire. Elle n’a plus de revenus depuis un mois parce que les assurances ont cessé de la couvrir, et elle n’a pas de grosses économies. Son employeur lui a clairement dit que sa santé prenait beaucoup de place et ses perspectives de carrière au sein de l’entreprise ont été revues pendant son congé maladie. Elle avoue s’être battue avec ses idées suicidaires certains jours.
En plus d’être parfois dans la précarité, ces jeunes adultes doivent donc batailler avec un fort sentiment d’impuissance lié au fait d’être un poids pour leurs proches."
Certaines associations comme Nez pour vivre et le programme à Félix viennent en aide spécifiquement aux jeunes adultes. Pour en savoir plus, je vous invite à aller lire la totalité de l'article ici.
